Un dernier baiser

Un dernier baiser








pour accompagner...
























Un dernier baiser


Ils marchaient, tranquillement, rejoignant leur lieu de prédilection.
Ils ne parlaient pas, ils étaient bercés par le bruit de leurs pas.
Le vent leur carressait le visage et la fine pluie essayait vainement de laver leurs péchers.
Tandis que l'un pensait à toute cette histoire, à comment ils en étaient arrivés là, pourquoi ? Même eux ne savaient pas.
L'autre songeait, il pensait que Dieu devait les haïr pour qu'il fasse une telle chose.
Enfin...on ne choisit pas qui on aime, ça ils le savaient mais ils ne pouvaient pas se dire que ce n'était pas de leur faute. Peut-être que s'ils n'avaient pas dormis dans le même lit si souvent, s'ils n'avaient pas pris leur douche ensemble pour aller plus vite, ils n'en seraient pas là.
Et cela aurait été bien mieux pour eux. Car maintenant tous ceux qui savaient les haïssaient et ceux qui ne savaient pas le sauraient bientôt.
Toute cette histoire avait interpelé beaucoup de gens, elle avait fait le tour des maisons et chaqun les regardait avec un air de dégoût.
Qui avait-il de dégoûtant là-dedans ? Rien. Pourtant l'amour c'est une belle chose. Mais les gens sont trop idiots, ils se sont sûrement sentis ridicules devant ce grand sentiment qu'eux même ne connaissaient pas, comment des gens inscestueux à peine majeur pouvaient leur apprendre la vie ?
Ils ont choisit la solution de facilité, ils les ont détestés et rejetés.
Les deux jumaux se regardèrent, ils étaient arrivés. Ils observèrent un instant la vue qui s'offrait à eux. C'était trop beau pour résister. L'amour ne fait jamais long feu face à son ennemi depuis toujours qu'est le monde extérieur.
Ils ressérèrent leur étreinte sur la main de leur double et fermèrent les yeux.
Le bord de la falaise était proche et leur fin aussi.
Le désir ardent qui avait brûlé en eux devait s'éteindre. Ils avaient consummé leur amour à s'en étouffer et ça allait être la douche froide. Ils avançaient. Leur destinée était celle-ci : s'effacer en même temps que le soleil se lève laissant place à un jour sans problème, sans eux, aussi.
Debout, à l'endroit où les pierrres menacent de s'écrouler à chaque instant, ils étaient enfin prêts. Prêts à en finir, prêts à dire au revoir à ce cauchemar pour rejoindre un monde meilleur.
Ils s'observerènt de telle manière à ce que ce soit l'image qu'ils emporteraient avec eux, un sourire se dessina sur leurs lèvres. Ils n'avaient pas peur tant qu'ils étaient ensembles.
Un dernier baiser. Un pas. Un seul, le dernier point qui manquait à leur histoire. Ils étaient tombés amoureux et quand on tombe, forcément, on souffre.
Là ils tombaient, tranquillement, rejoignant leur futur lieu de prédilection.
Ils avaient tourné la page, et en començaient une autre.


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# Posté le lundi 24 décembre 2007 10:52

Modifié le mercredi 26 décembre 2007 05:08

Versprechen

Versprechen


























Versprechen


Il marchait dans la rue, la tête baissée et le regard perdu. Aujourd'hui, pour le 24 décembre, il se dirigeait vers la tombe de son frère pour lui déposer des fleurs. Il avait froid et il neigeait, mais il se devait de le faire, pour se souvenir du "bon vieux temps" comme disait sa mère. Il arriva au cimetière, devant la tombe qui était la cause de son malheur. Il se mit à pleurer. Ses larmes ruisselaient sur ses joues rougies par le froid. Même si tous les 7 du mois il se rendait ici, il n'arrivait pas à s'y faire, à se faire à l'idée que son frère, qui l'avait toujours soutenu, était mort. Il l'avait abandoné au beau milieu de ce monde cruel où les hommes se trahissent et où les hommes sont mauvais.
Il déposa les fleurs sur la tombe, et essuya ses larmes d'un revers de main. Il s'éclaircit la gorge et annonça de la voix la plus enjouée qu'il puisse :
"Joyeux Noël p'tit frère"
Il baissa la tête et décida de rentrer chez lui. Comme chaque fois depuis quatre ans la fin de la journée était très dure. Comme chaque fois depuis quatre ans aucun sourire n'apparaissait sur son visage marqué par la douleur. Comme chaque fois depuis quatre ans il repensait à sa promesse. Cette promesse qu'il avait faite alors que son frère était sur son lit de mort. Avec un sourire sombre et un visage clairement triste il lui avait promis qu'il allait le laisser partir en paix sans tenter de le rejoindre.

Ils s'aimaient. Beaucoup, trop peut-être. Les paparazzis, les interviews pleines de sous entendus, les fans qui les quittaient peu-à-peu...
Son frère avait sombré, il n'avait pas eu le courage d'affronter le regard du reste du groupe, de se dire que tout ça était fini.
Il avait fait une overdose.

Mais cette fois-ci, il ne pouvait plus, c'en était trop, trop de souvenirs. Quatre ans sans son frère, quatre ans sans but, quatre ans d'absence qui finalement l'avaient tué à petit feu. Il sortit de sa chambre, décidé. Il se considéra un instant dans le miroir, il était maigre et pâle comme toujours depuis très longtemps.
Il prit une lame de rasoir. Sa future meutrière.

{.......}

Il était maintenant là, le bras rouge, décidément trop rouge, et dégoulinant. Il avait les yeux embués, il se sentait partir et c'était ça le mieux, il se rendait compte qu'il allait enfin revivre. Il regarda une dernière fois la photo qu'il avait emporté avec lui dans la salle de bain, il s'accorda un sourire qui ressemblait plutôt à une grimace mais peu importait, il allait enfin s'en aller. Il ferma les yeux.
"Je suis désolé Bill, je n'ai pas tenu ma promesse"
articula-t-il difficilement avant de donner son dernier souffle.



[Son coeur ne s'était pas arrêté de battre à cet instant car il l'avait fait il y a quatre ans]

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# Posté le mercredi 26 décembre 2007 11:26

Modifié le samedi 12 janvier 2008 17:00

Meine beste Sünde

Meine beste Sünde






"Il y a des fois où la raison est plus forte que les sentiments et où on tombe de haut."























Meine beste Sünde

Il se tenait debout, torse nu. Il appréciait le léger vent qui faisait danser ses cheveux de jais. Il faisait froid mais peu lui importait, son coeur était plus froid encore. Entièrement glacé, et il menaçait de se briser sous peu. Les larmes roulaient vite sur ses joues et les gouttes de pluie tombaient en rafale sur le sol. Pourtant il ne les entendait plus, son esprit était trop martirisé par ses images et ses souvenirs pour se soucier de la vue qui s'offrait à lui. Dans sa chambre, le CD s'était arrêté depuis un moment déjà et le jeune homme savourait tranquillement le silence de la pièce. La douce mélodie de la pluie le calmait et il tentait de penser à autre chose. Il ferma les yeux un instant, il devait mettre cette histoire au clair. Et pourtant c'était la dernière chose qu'il voulait affronter, se faire rejeter une deuxième fois le tuerait sur place. Il voulait se détendre, cette idée avait suffit à le stresser. Il garda les yeux fermés et inspira profondément l'air mouillé de la ville. La pluie recouvrait l'odeur de la pollution et il sentait de son balcon le doux parfum du bois humide du parc. Tout en gardant les yeux clos, il se concentra sur les bruits l'entourant. Il s'étonna d'entendre des enfants qui chahutaient à cette heure tardive. La nuit s'étant installée depuis longtemps, il n'y avait presque plus personne dans les rues, tous s'étaient réfugiés en famille devant le cheminée, heureux. Mais lui, ce jeune garçon aux allures d'androgyne ne l'était pas. Il avait tout pour lui, une famille, des amis, la célébrité...Mais rien n'y faisait. La personne qu'il aimait le rejetait, alors comment faire un vrai sourire ? S'étant concentré sur les bruits environnant, il entendait des bribes de conversation de sa famille au rez-de-chaussée. Et il se raidit. Le craquement typique des lattes en bois de l'escalier venait de lui annoncer la visite de quelqu'un. Puis la porte de sa chambre claqua, il devina à l'instant même qu'il s'agissait de son frère, son jumeau, son deuxième lui. Et ce dernier voulait éclaircir leur histoire, leur meilleur pécher. L'androgyne était paralysé par la peur, il ne voulait pas revoir ses yeux qui le nargaient tant. Il jeta un coup d'oeil en bas, étant au premier étage il ne devait pas avoir plus de trois mètres à sauter, il voulait fuire. Ses mains resserrèrent leur emprise sur les barreaux en fer rouillé du balcon. Il était près à sauter lorqu'il sentit des mains enserrer ses hanches frêles avec une douceur envivrante. Le jeune brun fissonna de plaisir. Les mains se rejoignèrent sur son ventre et retracèrent les fines courbes du garçon de manière calme mais maladroite. Une pression se fit sentir sur son cou, en effet, son frère avait posé sa tête sur son épaule. Cette situation l'enivrait et il tenait difficilement sur ses jambes tremblantes. Son frère, matèrialisant ses rêves, restait dans cette position. Leur bassin étaient collés et se frottaient l'un à l'autre, réveillant de ce fait, l'androgyne qui se mordait la lèvre. Son double s'activa plus passionnément et donna sur cette peau qui invitait à la débauche, un chaste baiser mouillé. Mais ces simples caresses ne suffisaient pas à assouvir le désir qui les animait, désir qui ne faisait que grandir au fur et à mesure de leur étreinte. Le baiser s'approfondit et le jeune homme embrassa chaque parcelle du cou de son homologue. Le brun tourna la tête et son frère se stoppa. Ils se regardaient, ils s'observaient et se dévoraient des yeux. Leurs lèvres se rapprochèrent. Premier baiser. Premier contact. C'est alors que le brun réalisa qu'il n'allait plus se faire rejeter, il allait enfin pouvoir sourire. Leur langue se goûtaient, s'effleuraient, se taquinaient. Sans mettre fin à ce baiser brûlant, le jeune garçon se retourna vers son vis-à-vis. Il caressait d'une main son dos et de l'autre, il s'activait à la ceinture de son double, son pentalon s'étant déjà retrouvé par terre. L'androgyne aux cheveux noir comme le charbon était au paroxysme du bonheur, et comme pour le désillusionner son frère s'arrêta net. Il se mordit la lèvre, ferma les yeux un court instant pour reprendre ses esprits. Tout doucement, il relâcha son emprise sur son jumeau, et après s'être ressaisit, se rhabilla et accorda un sourire compatissant à son frère. Ce dernier pu entendre un faible "on peut pas" de son double. Il ne pouvait en croire ses yeux. Les larmes menaçaient de couler et ses lèvres tremblaient. Son frère lui avait offert un aller au paradis pour le laisser tomber plus bas que terre. Il se retrouva là, presque nu. Il ouvrit les yeux pour apercevoir la porte se claquer, barrant ainsi le chemin à leurs sentiments.

"Alors relève toi petit et sourit"

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# Posté le samedi 12 janvier 2008 16:40

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 14:19

La petite maison vers la prairie

La petite maison vers la prairie
La petite maison vers la prairie






Il était une fois, une petite maison vers la prairie...





« Tom ? Viens vite ! Viens vite ! Les brebis se sont échappées ! »
Tom accoura les dreads dans le vent pour rejoindre son frère qui tapait du pied ne voyant plus les brebis dans leur étalage.
« Rends toi compte Pouf-pouf notre chien s'était endormi », grogna Bill avec un air bougon.
« Tiens mettons nos sabots et nos tabliers.
-N'oublions pas de fermer l'enclos de porcs avant de partir », rétorqua Bill qui courrait déjà avec un grand sourire vers la colline verdoyante. Tom emboîta le pas à grande foulée derrière son frère, trébuchant sur un petit lapin de la ferme qui passait par là.
« Oh ! Saperlipopette ! Pauvre Peat, je ne t'avais pas vu ! Un petit bisou magique sur tes grandes oreilles !
-Tom dépêche toi ! Sinon nous ne serons jamais rentré avant la nuit ! »
Tom redéposa alors le petit Peat au sol :
« A la prochaine mon cher ami ! », s'exclama-t-il lui faisant un geste de la main. Puis il s'empressa de retrouver son frère, qui lui, avait déjà bravé le sommet de la colline surplombant les prairies et les forêts. Bill cria alors, les deux mains posées autours de la bouche :
« Tom ! Accours ! Accours ! Je viens de voir Juliette au loin et j'entends la cloche de Huguette qui résonne ! »
Et à cause d'une rafale insurmontable de vent, Bill perdit son chapeau de paille qui retomba sur l'herbe fraîche. Tom le ramassa alors découvrant sous lui une pâquerette et s'indigna :
« Oh non, vilain chapeau ! Pauvre petite pâquerette ! »
Il se pencha pour la cueillir :
« Oh que tu es jolie ! Je te nomme Marguerite ! »
Il se rapprocha de son frère :
« Voici ton chapeau petit frère, mets le vite, tu risquerais d'attraper un coup de soleil. »
Bill remercia son frère et ils dévalèrent la pente, récupérèrent Juliette et Huguette et entrèrent dans la forêt dense. Soudain Bill poussa un cri perçant. Il s'était pris une branche dans le front. C'était encore une farce de Jumbi le petit écureuil. Tom le chassa méchamment et ils continuèrent :
« Ne refais plus jamais ça Jumbi, sinon plus de noisette, c'est compris ? », s'écria Bill qui frottait son front rouge.
Tout à coup ils découvrirent le groupe de leurs brebis vagabondes qui s'étaient postées entre deux arbres.
« Oh ! Quelle joie de vous retrouver si vite mes chéries !
-Maintenant rentrons, le crépuscule pointe son nez », déclara Tom avec un sourire beat du au plaisir des retrouvailles.
Une fois les brebis rentrées, ils s'installèrent devant la cheminée. Tom se mit à gratter se guitare tandis que Bill préparait la soupe.
« C'est prêt !! Au menu, soupe au potiron accompagnée de croûtons de la semaine dernière.
-Oh merci Bill c'est ma préférée !
-Je le sais mais il manque quelque chose.
-Tu as raison, je vais aller traire Madeline notre bonne grosse vache.
-Merci Tomichou !
-Non, cesse de m'appeler ainsi, tu sais si bien que ceci m'insupporte.
-Mais je te charrie ! »
Et Tom s'en alla traire Madeline qui, elle, ne lui donna en retour que peu de lait. Déçu, Tom repartit le sot à moitié vide. Lorsqu'il le donna à son frère, celui-ci fit la grimace.
« Seulement un demi sot ? Madeline n'était pas en forme ce soir.
-Oui, je pense qu'il faudra lui donner plus de foin.
-Mais Tom, nous ne pouvons pas déverser toutes nos économies dans ce foin !
-Certes, il va falloir alors la vendre. Quelle tristesse de penser que cette brave bête va finir à l'abattoir.
-Telle est la dure réalité de la vie petit frère. », consola Tom.
« Une bonne nuit de sommeil nous réconfortera, allons nous coucher dans nos lits de paille.
-Très bonne idée, je prends la bougie. »
Ils se dirigèrent vers la mezzanine de la grange. Après s'être confortablement installés, Tom se remit à gratter sa guitare et Bill finit son tricot.
Ils s'endormirent en comptant leurs brebis.
« Depuis quand avions nous un bouc ?... »



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[NdA : petite précision, ceci est un gros délire/pari avec meine kleine Blume et je tenais à préciser qu'il faut le prendre au 483° degré >.<
vive les elfes de la forêt
la petite maison dans la prairie, bientôt en film...
c'était un avant goût de leur vie après TH
]

# Posté le mardi 22 janvier 2008 12:40

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:47

Warum ?

Warum ?









[NdA: j'l'aime pas mais j'la mets quand même parce qu'au fond j'l'aime bien >.< à vous d'voir...]













Warum ?


Bill avait le visage marqué de sillions qui avaient été tracés par de nombreuses larmes. De trop nombreuses larmes.
Et Tom se libéra en son frère Bill en un long cri rauque. Il resta immobile un instant afin de reprendre quelques forces. Il relâcha ensuite son emprise sur son frère laissant par la même occasion les poignets rougis de celui-ci apparaître. Bill avait mal, Bill souffrait. Il était démoli de l'intérieur, détruit par sa propre chair, son propre sang, son jumeau. Enfin, maintenant, il n'allait plus l'appeler ainsi.
Son frère s'étant endormi, il en profita pour disparaître dans la salle de bain. Devant le miroir, il aperçu un jeune homme aux courbes élancées mais qui avait perdu de sa pureté. Les mèches de cheveux noir de jais étaient, à force d'avoir trop pleuré, collées à son visage. Ses yeux avaient perdu leur éclat et étaient la preuve qu'il venait de souffrir comme il n'avait jamais souffert.
Il se dirigea alors dans la douche. L'eau chaude dégoulinant sur son corps meurtri l'apaisait mais ne lavait en rien le calvaire qu'il venait d'endurer. Bill se frottait fort, il voulait, il essayait vainement d'effacer les atrocités que lui avait faites son frère. Puis il ferma le robinet et le silence retomba lourdement sur la pièce. Les larmes du jeune garçon roulaient sur ses joues pour retomber sur ses mains, il leva le bras gauche, et effaçant ainsi la buée, écrit maladroitement sur le miroir
« Pourquoi ? »
Et il répéta en litanie :
« Pourquoi p'tit frère ? »
Il accrocha une serviette autours de sa taille et descendit dans la cuisine. Arrivé en bas il but un verre d'eau, sa tête lui tournait et les images aussi...tournaient. Il se remémora la scène. Il aurait du d'ailleurs deviner lorsqu'il l'a vu entrer dans sa chambre que quelque chose n'allait pas. Avait-il bu ? Oui, sûrement. Alors son frère était soûl lorsqu'il... Bill eu un haut le c½ur et fonça vers les toilettes. Son teint était extrêmement livide. Et pourtant. Quelque chose en lui le satisfaisait. Son jumeau, l'être le plus cher au monde, venait d'abuser de lui, mais il se réjouissait.
Il restait perplexe devant son miroir. Ses larmes avaient séché quand il comprit ce qui lui avait plu dans cette histoire. Même si son frère l'avait souillé, il ne lui en voulait pas, il avait apprécié le sentir en lui.

//.........//


Bill comptait les jours. Depuis une semaine, Bill comptait les heures, les minutes, les secondes, Bill désespérait. En silence. Il revoyait les images de cette fameuse nuit.
Il était allongé sur son lit les écouteurs dans les oreilles. Depuis une semaine, il évitait chaque regard, chaque contact, chaque sourire de son frère. Lui, avait oublié. Bill alla prendre une douche, ses souvenirs lui avaient donné chaud et l'eau froide ne suffisait plus à étouffer ses désirs.
Il dirigea lentement sa main vers son intimité. La simple image de son frère nu. Il se faisait honte, il se croyait fou. Son frère le rendait fou. Il continuait de se caresser, imaginant qu'il s'agissait de la main de son frère. Il gémissait son nom. Il passait la langue sur sa lèvre et ré ouvrant les yeux, se libéra étouffant son cri en mordant sa main libre.
Il se rinça et se recroquevilla par terre. Tout se passait de la même façon tous les jours. Il avait peur, il ne savait quoi faire et son jumeau se posait toujours plus de questions.
Il devait aller le voir. Il entra dans sa chambre. Tom se trouvait allongé sur ses couvertures et avait tourné la tête en direction du propriétaire du bruit qui venait de briser le silence. Il lui sourit. Un sourire crispé. Savait-il ?
Bill s'approcha de sa moitié. Il s'assit sur le lit qui grinça quelque peu avec ce poids supplémentaire. Son frère se pinçait la lèvre et Bill commençait à croire qu'il était au courrant.
« Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
-Je souffre Tom »
Tom se releva et pris son frère dans ses bras. Sa main parcourra l'échine de son frère et enfouit son visage dans le cou de celui-ci. Ils savaient que c'était désormais fini. Les contacts allaient se transformer en caresses, les sourires seraient remplacés par des baisers, les frères devenaient amants...Ainsi iraient les choses, ainsi se finirait leur histoire.


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# Posté le jeudi 24 janvier 2008 14:56