Du haut de la falaise
Le vent faisait danser ses cheveux. Il souriait. Comme un enfant, il étais niais et au fond, ça lui était égal de faire partie du passé. Là, la brise lui caressant le visage, il était bien.
Il écoutait le son des vagues, elles le berçait, il s'imaginait dans un autre monde.
Et il se moquait bien des autres. Des autres et de leur prétendu bonheur. Tant qu'il pouvait regarder le coucher de soleil autant qu'il voulait, tout était parfait.
Et il avait un peu raison. Nous ne savons rien de ce qu'est le vrai bonheur. Le tableau qui s'offrait à lui était tellement beau et il aurait tout donner pour pouvoir rester ici jusqu'à la fin des temps.
Enfin peut-être pas tout. Il ne sacrifierait jamais son frère Tom.
La chaleur d'une maison et le sourire de ceux qui l'habitaient étaient des choses dérisoires. Ce ne sont finalement que des images, des clichés de familles parfaites.
Est-ce qu'on peut dire qu'une famille ne l'est pas sous prétexte que le père manque à l'appel ? Ou que la mère boit un peu plus qu'il ne le faut ?
Malheureusement oui. Tout le monde se le permet.
Et qu'on a un frère trop beau ? Un frère dont un seul regard vers vous creuse déjà votre tombe ?
Il voulait se confesser mais il n'en avait pas la fois.
Il ne voyait pas le mal à trop aimer.
D'ailleur où est le mal ? Un peu partout et nul part à la fois. Qui sait ? Qui peut affirmer qu'une action est mauvaise ? Personne. Mais tout le monde s'en donne le droit.
Et cela ruine la vie de certains.
Il regarda le ciel. Des oiseaux voltigeant, des nuages allant pleurer un peu plus loin et Mme la Lune se montrant une fois encore.
Tout était paisible.
Le soleil avait presque totalement disparu laissant derrière lui un horizon orangé.
Tout était beau.
La nature allait s'endormir avec le soleil dans peu de temps.
Tout était en harmonie.
Mais Bill, lui ne voulait pas dormir. A quoi bon, si c'est pour se relever le lendemain et être encore et inlassablement écrasé par le temps ?
Une dernière pensée à son jumeau.
Un sourire.
Une larme.
Un jour ou l'autre son frère l'aurait tué. Si c'est pour mourir un jour, autant mourir d'amour.
Il se laissa tomber du haut de la falaise.
Après tout c'était une belle mort.
Et le vent faisait danser ses cheveux._____________________________